La profession d'ingénieur en France : un manque d'organisation
Bien que la prise en compte des impacts environnementaux, sociaux et sociétaux des solutions déployées fasse partie de la responsabilité des ingénieurs, en France, la profession d'ingénieur n'est pas organisée autour d'un ordre professionnel (comme l'Ordre des médecins ou l'Ordre des architectes, et l'éthique n'est pas encadrée par un organisme contraignant.
Charte d'éthique de l'ingénieur d'IESF
L'association Ingénieurs et scientifiques de France (IESF) a néanmoins élaboré en 2001 une charte d'éthique de l'ingénieur :
Cette charte n'a cependant pas de valeur contraignante et est très peu connue des ingénieurs.
Bonnes pratiques
En matière d'éthique comme en tout autre matière, il est opportun de s'inspirer des bonnes pratiques :
Un groupe de diplômants de l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) a éléboré en 1990 un serment d'Archimède, sur le modèle du serment d'Hippocrate prêté par les médecins à la fin de leurs études. L'EPFL a élaboré aussi une charte d'éthique à destination de ses anciens élèves.
De jeunes diplômés cherchent à concilier leurs convictions religieuses avec leurs carrières et choisissent parfois de déserter plutôt que de changer les entreprises de l'intérieur.